HUILE ESSENTIELLE

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aromatherapie

On appelle huile essentielle, ou parfois essence végétale (du latin essentia, « nature d’une chose »), le liquide concentré et hydrophobe des composés aromatiques (odoriférants) volatils d’une plante .

1.DEFINITION

On obtient ainsi par  entraînement à la vapeur d’eau ou distillation à sec ,tout autre méthode d’extraction ne correspond pas à des huiles essentielles.

L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) pour les usages pharmaceutiques et cosmétiques défini les huiles essentielles ainsi . ( Produit odorant, généralement de composition complexe, obtenu à partir d’une matière première végétale botaniquement définie, par entraînement par la vapeur d’eau ) . On sépare ainsi l’huile essentielle de la phase aqueuse par un procédé physique n’entraînant pas de changement significatif de sa composition .  

la Pharmacopée française et la Pharmacopée européenne utilisent le terme d’huile essentielle.

1 Utilisation thérapeutique :

On utilise les huiles essentielles pour soigner dans le cadre de l’aromathérapie, une discipline non réglementée. Certaines huiles essentielles possèdent des propriétés médicalement intéressantes. On contrôle leur usage car, comme pour tout produit ayant un effet sur le métabolisme, un mauvais dosage ou une mauvaise utilisation peuvent avoir des conséquences néfastes . Ainsi, le millepertuis, le ginkgo ou le pamplemousse peuvent pertuber l’effet thérapeutique d’autres médicaments par interaction médicamenteuse. De même, l’absinthe ou le thuya sont toxiques pour le système nerveux, c’est pourquoi en France certaines huiles essentielles sont délivrées que par un pharmacien.

2 .PRECAUTIONS

Pour le médecin aromathérapeute Jean-Pierre Willem, « ce n’est pas une médecine douce. Il n’est pas possible de faire de l’automédication.  Une seule cuillère à café d’ HE de thuya, par exemple, peut suffire à provoquer la mort.

L’ingestion d’huile essentielle peut entraîner une intoxication sévère, notamment chez les enfants pour lesquels le risque accidentel est élevé . Les symptômes les plus fréquemment rencontrés sont neurologiques, respiratoires et digestifs. Les principaux symptômes neurologiques sont des crises convulsives , des signes semblables à l’ébriété, des troubles de l’équilibre ou des hallucinations . Des signes respiratoires peuvent survenir , ainsi que des signes digestifs comme des douleurs abdominales, des nausées, des vomissements et des diarrhées.

L’ANSM indique que « Les huiles essentielles ne s’utilisent pas de façon prolongée (au-delà de quelques jours) sans avis médical. » . Elles ne s’ ingérent pas pures, car elles présentent un risque important pour les muqueuses ainsi que pour le foie . Selon le pharmacien Jacques Fleurentin, « Une cuillère à café d’huiles essentielles, c’est directement les urgences. C’est tout le temps par gouttes. Toujours. ».

  • Pendant les trois premiers mois de toute grossesse, on interdit d’utiliser les huiles essentielles sans indication médicale.
  • Après massage ou application cutanée, le lavage des mains est obligatoire.
  • Les huiles essentielles ne s’injectent pas.
  • Veiller à utiliser des huiles essentielles de qualité.
  • Ne pas laisser les flacons à la portée des enfants.
  • Un test d’allergie sera nécessaire aux personnes fragiles.
  • Ne jamais utiliser les huiles essentielles pures au contact des yeux, du nez, des conduits auditifs et des zones ano-génitales.
  • En cas d’absorption ou d’instillation accidentelle, s’adresser au centre antipoison.
  • On conserve à une température variant de 5 °C à 35 °C , dans un flacon en verre coloré, ou en aluminium , toujours bien scellé par un bouchon étanche afin d’éviter l’évaporation.

En respectant ces règles, les huiles essentielles se conserves pendant cinq ans à l’exception des essences de citrus (trois ans) .

Jacques

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